Expliquer les mystères

Un incrédule s’adressa à
un paysan qui ne manquait pas d’affirmer sa foi en Jésus-Christ
:
- Moi, je ne croirai que ce que je pourrai comprendre.
Le paysan se gratta la tête et réfléchit, puis rétorqua
:
-Dites-moi, l’ami ! Je ne suis pas lettré comme vous. Je
ne suis qu’un pauvre paysan . Mais expliquez-moi un peu ça
: comment une vache noire qui mange de l’herbe verte peut-elle
donner du lait blanc qui donne du beurre jaune ?
L’incrédule ne put que tourner les talons en se grattant
la tête, à son tour.
Ne soyons pas du nombre des « incrédules dont le Dieu de
ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils
ne voient pas resplendir le glorieux Evangile du Christ » ( 2
Corinthiens 4 :4).
Extrait du livre de Lucien Clerc : « Reflets
de la vérité »
Ce que je comprends

Lacordaire, religieux
français du 19e siècle, était assis à côté
d’un incroyant. À propos des mystères de la foi
chrétienne, ce dernier déclara :
- Moi, je n’aime que ce que je comprends.
Le célèbre prédicateur lui répondit, en
désignant une omelette appétissante qu’on venait
de servir :
- Pourtant, vous aimez cette omelette, n’est-ce pas ? Alors comment
comprenez-vous que le feu qui fait fondre le beurre, durcit les œufs
? L’homme le plus réfléchi du monde doit se taire
sur ce qu’il ignore.
Quand bien même serions-nous les gens les plus savants de la terre,
nous devons reconnaître notre ignorance en ce qui concerne bien
des mystères de l’univers, mais aussi, de notre propre
vie. Vouloir évacuer Dieu de notre pensée, de notre conception
de l’existence, c’est obligatoirement en méconnaître
le sens profond.
La Bible, à la fois affirme et nous interroge : « C’est
l’Eternel qui dirige les pas des hommes, mais l’homme peut-il
comprendre sa voie ? » ( Proverbes 20 :24)
Anselme, un croyant du 11e siècle a dit : « Je ne cherche
pas à comprendre pour croire, mais je crois pour comprendre ».
Extrait du livre de Lucien Clerc : « Reflets
de la vérité »