Un berger connu

Il y a quelques années, au cours
d’un dîner offert en son honneur, un acteur connu accepta, à la
demande d’un des invités, de déclamer un poème
dont il laissa le choix à l’assistance. Un monsieur âgé exprima
le désir d’entendre réciter le Psaume 23.
L’artiste, visiblement surpris, posa une condition : « Je
veux bien réciter ce psaume, mais à une condition : que
vous le récitiez vous-même après moi . »
L’acteur commença à déclamer le psaume de
David. La diction était parfaite, l’auditoire, sous le charme,
ponctua d’applaudissements la fin de la récitation.
Le calme revenu, le vieux monsieur enchaîna. Sa voix était
tremblante. Quand il eut terminé, il n’y eut pas d’applaudissements,
mais plusieurs invités essuyèrent des larmes.
L’artiste s’approcha alors du vieillard pour lui dire : « J’ai
charmé les oreilles, vous avez touché les cœurs. Pourquoi
cela ? Je connais le Psaume 23, mais vous, vous connaissez le Berger ».
Et nous, connaissons-nous Jésus le bon Berger ? Pour pouvoir véritablement
parler du berger, il faut d’abord avoir ressenti ce besoin de délivrance
de notre péché et s’être confié en celui
qui est venu à notre recherche. Si nous avons accepté le
salut qu’il nous offre, nous pourrons ensuite apprécier
la force et le soutien qu’il donne et nous reconnaîtrons
sa voix.
En Corée

A une réunion organisée
par la mission évangélique en Corée assistait
ce soir-là un individu nommé Cho. Vivement impressionné par
le message, à la fin il s’approcha de l’orateur.
Est-il possible que le salut puisse s’appliquer à quelqu’un
qui aurait commis des crimes méritant la peine capitale ? Il
raconta alors sa triste carrière de bandit de grand chemin et
ajouta qu’il doutait que Jésus puisse pardonner de tels
péchés.
L’évangéliste lut plusieurs passages de l’Ecriture
et pria avec lui. Il était près de minuit quand tout à coup,
Cho s’écria : « Je vais aller voir le juge pour lui dire
que maintenant que je crois en Jésus, j’abandonne le brigandage.
Je m’attends au pire, mais je suis sûr que Dieu veut que je fasse
cette confession ».
Surpris par l’aveu spontané de Cho, le magistrat ne voulut pas
le condamner et en référa au gouverneur de la province. Celui-ci
jugea si extraordinaire ce fait sans précédent qu’il décida
de ne pas le condamner non plus, mais au contraire de citer ce cas en exemple.
Une proclamation largement publiée engagea le district tout entier à embrasser
une religion qui produisait de si grandes transformations.
Le magistrat fit donc relâcher Cho. Non seulement cette affaire eut un
grand retentissement dans toute la région, mais mieux encore, Cho se
fit un devoir de parler de sa foi à ses voisins, les amenant l’un
après l’autre à Jésus-Christ.