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MESSAGE POUR LE CHRETIEN

Introduction:
Régulièrement, nous vous proposons un message d'édification et d'exhortation, en vue de fortifier votre foi, de vous donner une nourriture spirituelle saine pour devenir un vrai disciple de Jésus-Christ qui plaise à son Maître, et vous permettre de vous préparer pour son soudain retour.


LE SCANDALE de la croix

Le témoignage suivant d’un pasteur de Chicago aux U.S.A., relatif à une conception « moderne » du message de la croix est très instructif. Il raconte : « Ma femme et moi étions assis dans un avion à destination d’une autre grande ville, Cleveland. J’étais assis à côté d’une femme d’une trentaine d’années portant une chaîne, avec pour pendentif une croix.


En vue d’amorcer une conversation, je lui dis : « C’est une bonne chose de porter une croix. Nous possédons un merveilleux Sauveur, n’est-ce-pas ? » La dame leva les yeux vers le ciel et répondit : « Eh bien ! Je ne pense pas que je comprenne la croix comme vous. Regardez-la bien ».


« Ôtant la croix de son cou, elle me montra le verso où se trouvaient une étoile juive de David et une breloque symbolisant le dieu hindou Om. La femme me dit alors : « Je suis une assistante sociale. Je travaille avec de nombreuses personnes qui trouvent Dieu de différentes manières. Le christianisme n’est qu’un des chemins conduisant vers le divin. » Quelle douche froide pour moi et quel égarement pour cette personne ! »


Le pasteur, abasourdi et honteux se fit encore la remarque suivante : « Ne soyons pas surpris qu’aux États-Unis, de nos jours, beaucoup de personnes ne savent plus grand chose du véritable christianisme, ni du sens réel de la croix.»


1. La croix : un affront à l’orgueil de l’homme et à sa fierté

Cette constatation inquiétante ne se limite pas aux États-Unis. Des multitudes soi-disant chrétiennes dans le monde, portant ou arborant la croix, sont également ignorantes ou s’illusionnent sur le vrai sens de celle-ci.

Si même des prédicateurs en sont scandalisés et annoncent des aberrations et des absurdités à ce sujet, comme nous l’avons constaté dans les chapitres précédents, alors qu’ils sont censés enseigner la vérité, la situation devient périlleuse et inacceptable. La croix est devenue un scandale pour ces hommes et la pléthore d’âmes qui les suivent, parce qu’elle est un affront à leur orgueil et à leur propre justice.

Cependant, n’en soyons pas étonnés. L’apôtre Paul, il y a déjà 2 000 ans, nous a avertis que pour beaucoup de chrétiens, y compris des pasteurs, la croix serait une « pierre d’achoppement » ou un objet de « scandale » qui testerait leur foi. (Ga 5:11 ; 1 Pi 2:7,8). Paul, dans l’épître aux Galates, corrige sévèrement ses adversaires qui cherchaient à plaire aux hommes et refusaient d’être persécutés pour la croix de Christ. Ceux-ci acceptaient bien le sacrifice de la croix, mais affirmaient que, sans les bonnes œuvres, elle était insuffisante pour sauver. Il leur dit : « Tous ceux qui veulent se rendre agréables selon la chair vous contraignent à vous faire circoncire, uniquement afin de n’être pas persécutés pour la croix de Christ » (Ga 6:12).

Dans la lettre aux Corinthiens, il déclare aussi : « Les Juifs demandent des miracles et les Grecs cherchent la sagesse : nous, nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1:23).

Voici deux raisons pour lesquelles la croix est un objet de scandale :

2. La croix : « un rocher de scandale » pour les Juifs

Politiquement, un Sauveur crucifié ne convenait pas à leur conception du Messie. Le message d’un Sauveur crucifié était pour eux comme un rocher de scandale sur lequel ils ont trébuché. Le mot grec pour « scandale » est skandalon. Il signifie une « occasion de chute sur la route » ou suggère « un piège mortel sur le chemin ».

Pourquoi les Juifs considéraient-ils la croix comme un piège mortel sur leur chemin ? Selon eux, s’ils acceptaient le message du Christ crucifié, cela signifiait pour eux, une séparation totale d’avec leurs familles et amis, un reniement de tout ce que leur religion leur avait enseigné.

L’ensemble de leurs croyances et de leurs dogmes représentait pour eux la sagesse, un système, des traditions humaines qui, hélas, s’étaient substitués à la Parole de Dieu (Mc 7:1-13).

De plus, le peuple juif recherchait un libérateur puissant qui les délivre de l’emprise de l’empire romain. A une certaine occasion, ils ont même voulu faire de Jésus leur Roi, ce qu’il refusa immédiatement (Jn 6:15). Ils ne voulaient absolument rien avoir à faire avec un Messie « crucifié ». Selon eux, si Jésus était le Fils de Dieu, pourquoi Dieu aurait- il permis qu’il meure d’une manière si humiliante ?

Les Juifs estimaient qu’il était impensable, pour une personne prétendant être le Messie d’Israël, de mourir sur une croix. Ils connaissaient bien le passage dans le livre du Deutéronome : « Celui qui est pendu au bois est un objet de malédiction auprès de Dieu » (De 21:23). Mais ils ne comprenaient pas leurs propres Écritures. Pour eux, celui qui est pendu à un bois est maudit de Dieu.

Toutefois, le point essentiel qui leur a échappé est que Jésus a été maudit de Dieu, non à cause de ses péchés, puisqu’il était sans péché, mais à cause des leurs et des nôtres. Toute la conception d’un Messie souffrant, comme étant le serviteur de l’Éternel selon Ésaïe 53, était un scandale pour eux.

Un tel Messie était pour eux quelqu’un qui « n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer le regard, et son aspect n’avait rien pour nous plaire » (Es 53:2). Le fait selon lequel Jésus devait mourir, maudit par la loi de Moïse, est aujourd’hui encore un rocher de scandale pour eux. Cependant, depuis plusieurs années un nombre toujours plus grandissant parmi eux accepte Jésus comme leur Messie et Sauveur.

3.La croix : « une folie » pour les Grecs comme pour les païens

Le mot « folie » que Paul utilise dans 1 Corinthiens 1:23, comme nous l’avons déjà mentionné, est le terme grec, moria et signifie : « absurde, stupide, ridicule, débile, idiot, borné, inintelligent ». Pourquoi une réaction aussi virulente de la part du monde ? Parce que notre société moderne vénère le pouvoir, la force, l’intelligence et la richesse. Elle exclut Dieu et fait de l’homme la plus haute autorité sur la terre. Elle refuse de reconnaître la révélation de Dieu en Jésus-Christ.

Philosophiquement, un Sauveur crucifié n’avait aucun sens pour les Grecs et était plutôt considéré comme ridicule. La croix était à leurs yeux associée à tout ce qu’il y a de plus honteux, dégradant et déshonorant. Déclarer que le salut est obtenu uniquement par les souffrances et la mort d’un homme crucifié ne pouvait susciter en eux que mépris et répulsion.

Les Grecs étaient des amoureux de la sagesse. Ils passaient des heures et des heures dans des discussions interminables et stériles. Pour eux, rien dans l’Évangile ne pouvait satisfaire leur soif de connaissance. Ils voulaient trouver des solutions à leurs problèmes par leurs propres moyens. Pourquoi ? Pour se glorifier de la sagesse, de la force, de l’intelligence et de la toute-puissance de l’homme.

De plus, étant entourés d’une multitude d’idoles et de héros « sauveurs » qu’ils avaient élevés au rang de « divinités », ils se voyaient forcément outragés lorsqu’on leur annonçait qu’ils étaient des pécheurs, ayant instamment besoin d’être sauvés.

C’est pourquoi, l’Évangile n’était à leurs yeux que folie et non-sens. Ils ne croyaient pas à la résurrection physique de Jésus-Christ et ne retrouvaient pas en lui les impressionnantes caractéristiques des dieux de leur mythologie. Ils ne pouvaient imaginer qu’une personne honorable soit crucifiée, car la crucifixion était réservée aux esclaves et aux criminels.

C’était pour eux la pire sorte de mort : ils ne pouvaient donc en aucun cas l’accepter. A leurs yeux, la mort était synonyme de défaite, non de victoire et surtout pas de salut.

Les dieux grecs étaient totalement insensibles aux moindres sentiments des humains. Ils ne pouvaient s’identifier à leur souffrance. Toute conception d’un Dieu s’impliquant dans les affaires humaines était une insulte à leurs dieux. Ils n’ont, par exemple, jamais pu accepter l’incarnation de Jésus-Christ.

C’est précisément en de telles situations que l’Évangile choque et heurte la pensée moderne. Que Christ soit mort pour expier nos péchés leur paraît insensé, eux qui envisagent la mort comme la fin du chemin, la faiblesse ultime. Mais Jésus n’est pas seulement mort. Par sa résurrection, il a donné la preuve de son pouvoir sur la mort. C’était là la preuve ultime que son sacrifice en vue du pardon des péchés et de la réconciliation des hommes avec Dieu, avait été accepté.

À cause de la résurrection de son Fils, Dieu a aussi fixé un jour où il jugera le monde avec justice, par Jésus, l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts (Ac 17:31).

4. La croix : un message dont le chrétien se glorifie

Maintenant nous comprenons mieux le message de Paul lorsqu’il dit : « Pour ce qui me concerne, loin de moi la pensée de me glorifier d’autre chose que de la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, par qui le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde » (Ga 6:14).

Pourquoi l’apôtre Paul affirmait-il se glorifier de la croix de Christ ? Beaucoup se glorifient de leur apparence physique, leur capacité athlétique, leur succès, leur santé, leurs talents, leurs diplômes, leurs richesses, leurs connaissances, leur grande église, etc. Mais combien se glorifient vraiment de la croix ?

Paul, lui, s’en glorifiait, toutefois il n’en fut pas toujours ainsi. Jadis, il se glorifiait de son héritage en tant que juif et de ses propres œuvres dans le judaïsme. Il était de la race d’Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d’Hébreux ; quant à la loi pharisien. Il se glorifiait alors d’être irréprochable à l’égard de la justice de la loi et de son zèle en persécutant l’Église. Il se vantait surtout de sa religion, car il pensait que ses œuvres pouvaient le sauver (Ph3:4-9).

Pour un ancien docteur de la loi comme lui, la doctrine d’un Messie se sacrifiant sur la croix était ridicule et grotesque. Il croyait certainement en la venue du Messie, mais qu’il meure sur une croix maudite, ne faisait absolument pas partie de sa théologie. La croix était à ses yeux l’exemple suprême de la faiblesse et de la honte.

Mais après son expérience de conversion au Christ ressuscité sur le chemin de Damas, toute sa théologie sur Jésus et la croix fut totalement bouleversée. Cette « vision céleste » le marqua profondément et d’une façon indélébile. Il comprit immédiatement que Jésus, le « Crucifié », auquel il résistait de toutes ses forces était le Fils de Dieu et qu’il luttait contre Dieu. À ce moment-là, il répond à son appel et capitule. Il l’accepte comme Sauveur et Messie, et réalise subitement que sa religion était totalement incapable de le sauver.

La soudaineté de sa conversion doit lui avoir fait éprouver avec force que le salut provient entièrement de la grâce de Dieu, au travers du sacrifice expiatoire de Jésus, et non de ses propres œuvres. Désormais, il se glorifia du « message de la croix » et devint même son plus ardent défenseur et prédicateur. La croix cessa pour lui d’être « un rocher de scandale ». Elle devint au contraire son salut et sa force. Dorénavant, son message pour Israël et le monde entier sera : « Christ est mort pour nos péchés » (1 Co 15:3,4).
En résumé, Paul se glorifiait de la croix, non à cause de ce qu’il a pu accomplir pour plaire à Dieu, mais plutôt à cause de ce que Dieu a accompli par la mort de son Fils sur la croix pour le sauver.
Glorifions-nous, nous aussi, de la croix de Christ, car c’est en elle, et en elle seule, que Dieu accorde à tous ceux qui se repentent, le salut, le pardon, la justification, la réconciliation et la vie éternelle. Toutes les riches bénédictions dont nous jouissons nous ont été acquises par Jésus au travers de son sacrifice expiatoire et sanglant à Golgotha.

N’oublions pas que dans le plan de Dieu, la croix et la gloire sont toujours intimement liées : « Toutefois, celui qui a été abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges, Jésus, nous le voyons couronné de gloire et d’honneur à cause de la mort qu’il a soufferte » (Hé 2:9 ; Ac 3:13).

Avant d’être pardonné, tout homme doit d’abord s’écrier : « Ô Dieu sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur ! »

(Extrait du livre : « Le Triomphe de la Croix »
de Samuel et Dorothée Hatzakortzian)

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