Introduction:
Chaque mois, nous vous proposons un message d'édification et d'exhortation,
en vue de fortifier votre foi, de vous donner une nourriture spirituelle
saine pour devenir un vrai disciple de Jésus-Christ qui plaise à son
Maître, et vous permettre de vous préparer pour son soudain
retour. Ce mois-ci, le sujet du message sera:
Un besoin urgent : une nouvelle génération de prédicateurs
Un jeune homme qui avait étudié le violon sous la direction d’un grand maître, donnait son premier récital. En dépit des applaudissements de la foule, il semblait insatisfait.
Même à la fin de la dernière portée, tandis que les acclamations s’intensifiaient, il avait, lui, les yeux fixés sur un vieillard assis au balcon.
Celui-ci eut enfin un sourire d’approbation et aussitôt le jeune homme se détendit et rayonna de joie.
Les applaudissements de la foule ne signifiaient rien pour lui tant qu’il n’avait pas obtenu l’approbation de son maître.
Cette illustration simple et éloquente nous montre quelle devrait être l’attitude de tout prédicateur de l’Evangile au service de son Maître : plaire en premier à celui qu’il sert, c’est-à-dire tout faire pour la seule gloire de Dieu.

L’apôtre Paul, dans son ministère, confirme cette vérité en déclarant : « Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire ou celle de Dieu ? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes ? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ » (Ga 1:10).
Les prédicateurs capables d’affirmer sans réserve les déclarations ci-dessus de Paul sont malheureusement de plus en plus rares. Et pourtant, c’est bien là l’un des traits distinctifs d’un authentique prédicateur de l’Evangile. Celui-ci s’applique avant tout à rechercher l’approbation de son Maître pour le ministère que ce dernier lui a confié, réalisant qu’un jour il aura des comptes à rendre pour les responsabilités qui lui ont été conférées.
L’Evangile étant christocentrique et non égocentrique, tout doit donc commencer par DIEU et non par l’homme. Tout prédicateur de l’Evangile doit découvrir cette vérité biblique s’il veut avoir la pleine approbation divine dans son ministère.
1. L’objectif suprême du prédicateur : glorifier Dieu !
Avant de commencer une quelconque activité dans le service de Dieu, tout prédicateur, s’il ne veut pas « courir comme à l’aventure », doit découvrir la priorité divine dans son ministère, celle de glorifier Dieu avant de vouloir édifier son église ou avoir un ministère fructueux. La bénédiction sur son œuvre dépendra largement du respect de ce principe céleste.
En effet, selon les Ecritures, le salut et le ministère n’ont de valeur que dans le contexte de cette vérité. Dieu nous a sauvés « pour célébrer la gloire de Sa grâce » (Ep 1:6, 12, 14). Le plan de Dieu est que toutes ses créatures, hommes et anges, le louent et le glorifient pour sa grâce. Il nous a aussi commandé : « Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Co 10:31), car « l’Eternel a tout fait pour lui-même » (Pr 16:4 version Darby).
L’apôtre Paul avait réellement saisi ce glorieux plan lorsqu’il a déclaré : « Tout a été créé par Lui et pour Lui… afin d’être en tout le premier » (en grec, qu’il ait la première place, la suprématie, en toutes choses) (Col 1:16-18).
Lorsque Dieu a créé l’homme, c’était dans le but suprême que ce dernier lui donne gloire, honneur et qu’il recherche avant tout la volonté du Très-Haut. Il est donc parfaitement normal, logique et scripturaire que l’humain, dans toutes ses activités, cherche premièrement à glorifier Dieu. En agissant ainsi, l’homme accomplit pleinement le dessein divin dans sa vie, ce qui lui permettra ensuite d’être une réelle bénédiction pour les autres. L’exercice de son ministère se fera alors sous l’impulsion d’une vie totalement comblée et satisfaite en Christ.
Si la gloire de Dieu n’est pas notre unique motivation, tout ce que nous ferons ne se résumera qu’à une activité religieuse, et non à un authentique sacerdoce chrétien. Nous pourrons peut-être venir en aide à des personnes, d’une manière ou d’une autre, mais tout au fond de nous-mêmes, nous serons toujours frustrés, parce que nous servons le Seigneur égoïstement pour nos intérêts personnels, au lieu de le servir avant tout, et cela d’une manière totalement désintéressée et par amour.
2. Suis-je dans le ministère pour plaire aux hommes ou à Dieu ?
Jésus, lorsqu’il était sur la terre, a tout fait pour la gloire de son Père, s’offrant à Lui sans aucune réserve. Dans Sa prière sacerdotale, Il a déclaré : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire… Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un » (Jn 17:22). La « gloire » du Seigneur a résidé dans sa vie de renoncement total, aboutissant à la mort sur la croix, tout cela pour racheter la race humaine rebelle et perdue. De même, la « gloire » du prédicateur doit être un service exercé dans l’humilité et la fidélité au Seigneur ; elle doit également comprendre le fait de porter sa croix et de suivre son exemple (Lu 9:23).
L’humilité, l’esprit de sacrifice et de service, l’obéissance à Sa Parole, l’acceptation de la souffrance par amour pour Christ : toutes ces vertus sont les sources de l’authentique unité parmi les chrétiens, et ce sont elles qui nous conduisent à la véritable gloire. C’est pourquoi nous devons jalousement veiller sur nos profondes motivations, afin que tout ce nous entreprendrons à son service ne soit pas fait dans le but de nous glorifier nous-mêmes, mais pour honorer et exalter son Saint Nom.
Il est vrai que nous désirons tous glorifier Dieu dans notre vie et dans l’Eglise, mais sans le vouloir, nous pouvons nous tromper d’autel. Comme Jésus en a fait le reproche aux pharisiens, nous pouvons « aimer la gloire des hommes plus que celle de Dieu » (Jn 12:43). Attirés et aveuglés par la célébrité et les honneurs de ce monde, nous achetons en quelque sorte ce qui se vend sur le marché du modernisme et préférons des réponses séculières et profanes à celles qui sont bibliques pour résoudre les questions spirituelles importantes dans l’Eglise.
Ne remarquons-nous pas cela dans l’Eglise d’aujourd’hui ? Considérons simplement quelques méthodes, certains messages d’évangélisation, des prédications et des louanges actuelles ! Ne serions-nous pas devenus esclaves de la rentabilité et du succès tel que le monde le conçoit ? Pas étonnant que nous nous sentions frustrés et confus ! Ne soyons donc pas étonnés si Dieu ne bénit pas les efforts que nous déployons à son service !
Contrairement à Paul, combien de prédicateurs ne peuvent plus sincèrement déclarer à l’unisson : « Nous n’avons point cherché la gloire qui vient des hommes » ! (1 Th 2:6).
Nous glorifierons véritablement Dieu, non pas en imitant les voies du monde, mais en lui manifestant un esprit d’obéissance, de reconnaissance, de louange, d’adoration, de confiance, de dépendance, de foi et de loyauté. Cette règle biblique qui consiste à tout faire pour la gloire de Dieu devrait être réellement prioritaire dans notre vie et dans notre ministère, un guide pour notre conduite et un test en ce qui concerne toutes nos actions.
Un ministère qui ne rencontre pas l’approbation divine sera sans puissance et inefficace. Combien il est vital de se poser la question suivante : suis-je dans le ministère pour plaire à Dieu, pour plaire aux hommes ou pour me plaire à moi-même ? Cette question mérite une réflexion sérieuse et approfondie.
3. Le prédicateur qui se prêche lui-même vole la gloire qui revient à Dieu seul
Le mot « gloire », en grec doxa signifie : dignité, honneur, louange, adoration, splendeur, révérence, hommage. Tout ce que Dieu a créé dans sa souveraineté dépend directement de lui. Toute gloire et toute valeur ont leur origine en Lui. Si les activités de l’homme sont centrées sur la gloire de Dieu, alors l’homme peut expérimenter dignité, noblesse et valeur. Et c’est uniquement lorsque le ministère d’un prédicateur est étroitement lié à la gloire de Dieu que son travail rencontre l’entière approbation divine.
Glorifier Dieu, c’est lui rendre hommage, le reconnaître comme le seul souverain et la source de tout bien (Da 4:30 ; Lu 5:25 ; 17:15). Jésus, par sa vie sainte et son obéissance parfaite, a pleinement glorifié Dieu sur la terre (Jn 1:4). Pierre, en subissant avec foi le martyre, devait lui aussi glorifier Dieu (Jn 21:19). Le chrétien est appelé à se glorifier (exulter, éprouver une joie très vive) en Dieu et en Christ son Sauveur (Ro 5:11 ; 15:17).
Le prédicateur ou le chrétien qui se glorifie lui-même vole incontestablement à Dieu l’honneur qui lui revient, à lui seul (Ps 49:7 ; 52:3 ; 75:5). C’est pourquoi le Seigneur offre son salut gratuitement à ceux qui sont humbles, « afin que nulle chair ne se glorifie devant Dieu » (1 Co 1:29 ; Ep 2:9). Le Seigneur sera définitivement glorifié lors de ses jugements, puisque Son autorité et Son règne, si contestés par les impies, seront rétablis (Lé 10:3 ; Es 4:16).
4. Comment glorifier Dieu dans son ministère ?
a) Dieu est vraiment glorifié lorsque les autres voient le Seigneur en nous et non le serviteur : « Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mt 5:16). Vous devez décider, en tant que prédicateur ou chrétien, si vous voulez être une célébrité ou avoir un esprit de serviteur, si vous voulez magnifier Christ ou faire valoir votre propre personne (Ph 1:21).
Si nous ne prenons pas le temps de sonder notre cœur, nous pouvons nous engager dans un service chrétien pour diverses raisons, sauf celle qui consiste à vouloir rendre gloire à Dieu.
b) Dieu est glorifié lorsque les autres voient le Maître et non le prédicateur. Rappelons-nous que notre Dieu est jaloux de Sa gloire : « Je suis l’Eternel, c’est là mon Nom ; et je ne donnerai pas Ma gloire à un autre » (Es 42:8). Du temps du prophète Esaïe, le problème se posait déjà et concernait les idoles, ainsi que l’adoration des faux dieux de l’ennemi et ce problème persiste de nos jours.
Quand un candidat politique apparaît à la télévision, le plus important pour les membres de son équipe, ce n’est pas son discours, mais l’image personnelle du politicien. Donc ce qui prime, c’est le travail de l’expert en communication « vendant » le candidat aux téléspectateurs. Si en tant que prédicateur, vous êtes davantage concerné par votre « image » que par la formation de votre caractère et l’évolution de votre travail, vous avez cessé de glorifier Dieu.
c) Dieu est glorifié quand votre ministère porte des fruits. Jésus a dit : « Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié » (Jn 15:8). Il y a une différence entre fruits et résultats. Vous pouvez obtenir des « résultats » en suivant des techniques psychologiques, en manipulant les gens ou en les rendant dépendants de vous-même ; mais on ne parle de véritables « fruits » que s’il y a la vie.
Quand l’Esprit de vie œuvre à travers la Parole de vie, la semence qui a été plantée portera du fruit ; et ce fruit a en lui une semence pour porter encore plus de fruits (Ge 1:11-12). Les résultats sur lesquels nous comptons aujourd’hui deviendront tôt ou tard de simples statistiques, mais le fruit qui est vivant, demeure et prolifère pour la gloire de Dieu (Jn 15:16).
Les prédicateurs et les chrétiens qui fuient le péché et l’idolâtrie, qui marchent dans la sainteté et prêchent la saine doctrine, peuvent être remplis de la gloire de Christ (Jn 17:22) ainsi que de l’Esprit de gloire (1Pi 4:14). En tant que chrétiens au service du Maître, il nous faut prendre la décision de tout faire pour la seule gloire de Dieu. Notre plus ardent désir doit être de voir le Seigneur glorifié en nous et dans notre ministère (Jn 17:10 ; 1 Co 10:31 ; 2 Co 3:18).
Le piège subtil qui guette tout prédicateur est de se mettre en avant tout en annonçant l’Evangile et de ravir ainsi la gloire qui revient à Dieu seul. Paul avait remarqué la tragique situation avec les judaïsants de son époque qui aimaient beaucoup parler d’eux-mêmes dans leurs prédications et qui se glorifiaient sans cesse de leurs succès (2 Co 10:12-18). Au lieu d’être des serviteurs au service des autres, ces hommes se sont révélés des dictateurs qui exploitaient autrui. C’est pourquoi, rejetant cette sorte de ministère, l’apôtre Paul s’adresse aux Corinthiens en ces termes : « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons, et nous nous disons vos serviteurs à cause de Jésus » (2 Co 4:5). Dieu cherche en ces temps de la fin, une nouvelle trempe de prédicateurs qui ne se prêchent pas eux-mêmes, mais qui repensent constamment à cette vision céleste de la gloire de Dieu. Par conséquent, ils sont déterminés à ne point altérer cette image, mais à toujours donner toute la gloire au Sauveur qu’ils aiment et servent parce qu’ils l’estiment seul digne de recevoir honneur, louange et adoration.
« Les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône, ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône en disant : Tu es digne notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses ; et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées » (Ap 4:10-11).
Les hommes cherchent de nouvelles méthodes, mais Dieu cherche des hommes nouveaux.
(Extrait de la brochure N°1 "Le bon serviteur", "Le prédicateur approuvé par Dieu" de Samuel et Dorothée Hatzakortzian disponible dans le catalogue du site)