Une vie chrétienne victorieuse,
digne du Seigneur…
S’attacher aux choses inébranlables
Toute personne que Dieu utilise sera éprouvée
par lui. Ceux qui oeuvrent efficacement au service du Seigneur et qui
portent du fruit pour son royaume passent parfois par de dures expériences,
car ils doivent apprendre à mettre les priorités de Dieu
au coeur de leur vie, à se détacher de l’emprise
des choses passagères pour porter toute leur attention à
celles qui sont éternelles. Nous attribuons parfois de l’importance
à certaines choses qui, aux yeux de Dieu, sont sans valeur. Combien
il est important, avant d’arriver à la fin de notre vie,
de changer notre façon de voir, nos habitudes, et d’attribuer
de l’importance à ce qui en vaut vraiment la peine.

Quand on se réveille subitement dans une chambre d’hôpital
ou en service d’urgence ou qu’on découvre qu’une
personne qui représentait tout pour nous sort brutalement de
notre vie, sans espoir de retour ou encore qu’un de nos enfants
disparaît tout simplement, qu’un autre décide de
rompre ses relations avec nous, que notre famille est dévastée
comme Job l’a si douloureusement expérimenté, c’est
à de tels moments que l’on comprend ce que les Ecritures
veulent nous dire quand elles parlent de choses inébranlables.
Et quelles sont ces choses inébranlables ? La valeur d’un
caractère forgé et transformé par le Seigneur,
celle d’une vie vécue à l’école de
Dieu, d’une résistance à toute épreuve, voilà
de précieuses valeurs qui nous aideront en de tels moments. Il
est important de nous souvenir que notre caractère n’est
pas le reflet de ce que nous savons, mais de ce
que nous sommes, en privé ou devant les autres. L’impact
de notre témoignage sur ceux que nous côtoyons et qui nous
voient vivre ne provient certainement pas des vêtements que nous
portons ou de l’apparence que nous nous donnons, ni du quartier
que nous habitons ou de l’éducation que nous avons reçue,
mais de la manière dont nous traitons les autres, de nos réactions
à leur égard. Notre vie chrétienne n’est
pas une culture, mais une manière de vivre ; c’est chercher
à plaire au Seigneur en toutes choses et à tous égards.
Résister au découragement quand nous venons de
subir un échec
Les disciples de Jésus ont, eux
aussi, été mis à l’épreuve dans le
jardin de Gethsémané. Ils se sont endormis, alors qu’ils
auraient dû rester éveillés. A un moment donné,
ils ont réalisé leur échec et se sont retrouvés
dans le désespoir, conscients d’avoir fait quelque chose
d’irréversible.
Chaque fois que nos yeux s’ouvrent et que nous réalisons
avoir passé à côté d’une magnifique
occasion de prendre position pour le Seigneur, nous avons, nous aussi,
tendance à tomber dans le désespoir, conscients de l’avoir
déshonoré.
C’est alors que le Seigneur s’approche de nous pour nous
dire, avec amour : « Tu as échoué, tu le reconnais,
je te pardonne ; oublie cette opportunité manquée et perdue
à jamais. Maintenant lève-toi, mets ta main dans la mienne
et continue d’aller de l’avant ! De nouvelles choses t’attendent.
Ne campe pas auprès de tes échecs, mais fais face au futur
en comptant sur Moi ».
Comme le Seigneur a si bien su exhorter ses disciples, après
l’échec qu’ils venaient d’expérimenter
au jardin de Gethsémané, en leur disant : « Levez-vous
et passons à la prochaine étape », il s’adresse
encore aujourd’hui à nous par ces paroles : « Lève-toi
et passe, toi aussi, à la prochaine étape ; fais-moi confiance,
je t’aiderai à marcher de mieux en mieux ». Ne laissons
jamais les échecs du passé nous décourager d’entreprendre
de nouvelles étapes avec notre Maître.
Se débarrasser de tout pour mieux le servir
Le verset de l’épître
aux Philippiens, chapitre 2, versets 5-7, nous montre un principe de
base de toute vie consacrée au Seigneur : « Ayez en vous
les sentiments qui étaient en Jésus-Christ ; il s’est
dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur.
Il s’est humilié lui-même ».
Avoir renoncé à ses droits, ses privilèges, ses
intérêts, même sa propre vie est le secret qui se
cache derrière toute vie chrétienne fructueuse, derrière
tout ministère approuvé de Dieu. Ce n’est pas le
talent d’un prédicateur ou d’un chrétien qui
en font un homme ou une femme approuvé de Dieu, mais ce sont
toutes les choses auxquelles il ou elle aura renoncé afin d’obéir
au Maître pour accomplir Sa volonté. Pour les uns, il s’agira
de certains loisirs, de plaisirs et de moments de détente sacrifiés
pour s’isoler dans la présence de Dieu, pour certains,
peut-être le confort d’une maison pour aller proclamer Son
évangile, et bien d’autres choses. Tous ces renoncements
ont par contre apporté à ces personnes des joies spirituelles
rares que peu de chrétiens connaissent.
Un bon salaire, du confort et des honneurs terrestres ne peuvent produire
de fruits pour le royaume de Dieu. Efforçons-nous de tenir bon
quand nous sommes en situation difficile. Faisons des brèches,
lançons des défis et défrichons de nouveaux champs
pour gagner des âmes. Combattons le bon combat et soyons dévoués
à la cause à laquelle Il nous a appelés.
Le chrétien n’est pas seulement destiné à
être sauvé, mais à devenir disciple de Jésus-Christ,
en devenant conforme à son image, Lui, le parfait serviteur.
Ce cheminement journalier avec Lui engendre chez l’enfant de Dieu
courage, intégrité, et une confiance de plus en plus grande
en celui qui ne peut nous tromper. Marcher avec lui, quel que soit le
prix à payer, forgera en vous un caractère qui Lui sera
précieux.
Que le Seigneur nous accorde la grâce de lui donner la première
place dans notre vie, en renonçant à tout pour le servir.
Que de joies récoltées à Son service ! Il n’y
a pas de plus grand honneur que de servir un Maître tel que Lui,
le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Que ce soit là
notre seule ambition et notre plus grande joie !
Dorothée Hatzakortzian