Quelle que soit l’œuvre que
le Seigneur nous a appelée à faire, sans Lui, nous ne
pouvons rien faire…
« Celui qui demeure en moi et
en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi (a dit Jésus),
vous ne pouvez rien faire ».
Combien il serait audacieux de notre part de penser être capable
d’accomplir l’œuvre de Dieu par nos propres forces
ou nos propres moyens. Déjà du temps de Jésus,
les pharisiens ne lui ont-ils pas posé cette question étonnante
: « Que devons-nous faire pour accomplir les œuvres de Dieu
? » (Jean 6 :28 b).
Quelle que soit l’œuvre que j’accomplis pour Dieu, c’est
par la foi, par le moyen de la puissance de Christ en moi et au travers
de moi que le travail doit se faire, et non par mes propres forces ou
capacités. Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas précisé à juste
titre : « …sans moi vous ne pouvez rien faire !»

Cesser de s’appuyer sur soi-même reste un combat…
Il est vrai que cesser de s’appuyer sur moi-même représente
tout un combat. C’est tout un apprentissage que d’apprendre à ne
plus compter sur soi-même, sur ses capacités, ses propres
forces pour commencer à ne compter que sur le Seigneur. C’est
aller à l’encontre de ce que nous entendons presque continuellement
dans ce monde d’aujourd’hui, où l’on affirme
précisément le contraire. La société actuelle
ne met-elle pas plus que jamais en évidence la valeur des actions
d’un individu, précisément ce qu’il accomplit
lui-même, les prix et les médailles qu’il remporte
suite à ces propres efforts ?
Si moi-même, en tant que chrétien, j’adopte ces mêmes
critères et base ma vie sur mes propres efforts, tout ce que j’entreprendrai
servira évidemment à construire quelque chose dans ma vie,
mais il faudra aussi réparer ce que, dans ma vaine tentative d’atteindre
la perfection, j’ai mal fait ou même démoli. Les résultats
d’un tel comportement ne sont pas étonnants. Cela me conduira
très rapidement au surmenage, au découragement, voir à la
dépression ! Peu importe les efforts que je fais pour bien faire
les choses, je me trouverai subitement trop occupé, ce qui m’amènera
alors à la constatation bénéfique suivante : « j’en
fais plus que ce que le Seigneur veut que je fasse ».
Combien il est vital de réaliser que, quel que soit le travail
que j’accomplis dans l’oeuvre de Dieu, il est primordial
qu’il soit fait, choisi et conduit par le Seigneur lui-même,
et non par moi. Je travaille peut-être sans relâche, mais
il faut que j’apprenne à accomplir ma tâche dans la
dépendance du Seigneur sur toute la ligne. Et à cet effet,
il est bon que, chaque jour, avant d’entreprendre un quelconque
travail, je puisse lui exprimer mon désir de dépendre totalement
de ses directives.
Si nous voulons accomplir l’œuvre de Dieu efficacement, notre
priorité est de croire et de réaliser que ce n’est
pas à nous-mêmes de faire ou d’accomplir quoi que
ce soit, mais que c’est à Lui de faire son œuvre au
travers de nous. Nous ne sommes et ne devons rester que ses instruments
et tout ce qu’Il fait au travers de nous n’est en fait qu’une
grâce qu’Il nous accorde, grâce pour laquelle il mérite
toute la gloire, la reconnaissance et l’adoration qui lui est due.
Cessons de penser que c’est notre responsabilité de
produire des résultats…
Dans notre zèle pour servir le Seigneur, il est aussi facile
de tomber dans le piège de penser que c’est notre responsabilité d’avoir
ou de produire des résultats dans le travail que Dieu nous a
confié. C’est précisément ce qui nous pousse à trop
nous confier dans nos capacités personnelles, au lieu de placer
notre confiance en Dieu seul.
N’en était-il pas déjà ainsi chez les Corinthiens,
du temps de l’apôtre Paul (1 Corinthiens 3) parmi lesquels
certains favorisaient le ministère apostolique de ce dernier,
alors que d’autres mettaient en évidence celui d’Apollos.
L’apôtre Paul s’empresse alors de leur rappeler qu’Apollos
et lui-même ne sont que deux serviteurs que Dieu a utilisés,
selon ce qu’il avait lui-même confié à chacun
d’eux. Paul leur précise bien qu’il avait planté,
qu’Apollos avait arrosé, mais que c’était Dieu
qui avait fait croître. Il ajoute encore que leurs fidèles
efforts à tous les deux avaient fait partie du plan de Dieu et
que chacun recevra sa récompense pour son propre travail.
Prenons l’image d’un agriculteur, auquel vous poseriez la
question suivante : « Que fais-tu ? », et à laquelle
celui-ci répondrait : « Je sème ». Poursuivant
votre interrogation, vous lui demanderiez : « Que plantes-tu ? »,
question à laquelle il répondrait, par exemple : « Du
blé ». Vous lui feriez ensuite la réflexion suivante
: « Mais ton champ semble bien vide ; on dirait que rien n’y
a été planté, qu’il a seulement été labouré ».
Celui-ci s ‘empresserait alors de vous répondre : « D’accord,
mais le fait est que j’y ai semé du blé et que j’attends
que cette semence pousse ! » Il est vrai que la semence en elle-même
ne peut absolument pas pousser, si ce n’est Dieu qui la fait croître.
Pour nous chrétiens, n’en serait-il pas de même ?
En travaillant, en priant, ne devrions-nous pas aussi faire confiance
au Seigneur qui seul peut faire croître « cette semence » que
nous avons plantée. Cette illustration nous rappelle si bien que
Dieu, en effet, ne fera pas le travail qu’il nous demande à notre
place, cependant souvenons-nous sans cesse que les résultats de
notre travail ne nous appartiennent pas. La meilleure façon de
servir le Seigneur, finalement, est de semer, de planter, d’arroser
fidèlement et ensuite de faire confiance à Dieu qui, lui,
fera croître et donnera les résultats qui conviennent à Son
Plan divin. Il n’attend pas de nous que nous fassions croître
la semence que nous avons mise en terre. Jésus nous a ordonné de
planter, puis de prier afin que cette semence prenne racine. Si nous
le faisons fidèlement, le Seigneur nous accordera la moisson qu’il
désire pour le travail fourni et le plan divin qui lui est destiné.
Appliquons-nous à bien faire le travail que Dieu nous
demande…
S’il est vrai que nous ne devons pas compter sur nos propres
forces et capacités pour servir Dieu, il n’en reste pas
moins que notre part est de faire tous nos efforts pour que le travail
que Dieu nous a confié soit fait le mieux possible. Aujourd’hui,
trop de chrétiens comptent sur le Saint-Esprit pour tout faire,
en négligeant de bien préparer ce qu’ils ont à faire.
Tous les métiers exercés dans ce monde nécessitent
un temps d’étude, d’apprentissage et souvent une constante
réadaptation à l’évolution de chacun d’entre
eux. Et dans l’œuvre de Dieu, en serait-il autrement ? Le
travail de Dieu qui prépare des âmes pour une éternité bienheureuse
en serait-il exempt ?
Tout prédicateur doit apprendre à prêcher, tout pasteur
doit être formé pour diriger le troupeau que Dieu lui confie
et dont il est responsable, tout missionnaire est appelé à connaître
et à se préparer à faire face aux besoins du pays
dans lequel le Seigneur l’enverra. Tout chrétien fidèle
et engagé doit se préparer à témoigner le
plus clairement possible de son Sauveur à ceux que le Seigneur
lui enverra.
Puissions-nous devenir de sérieux élèves à l’école
du Maître, efficaces à son service ! Apprendre spirituellement à l’école
de Dieu et intellectuellement à l’étude de Sa Parole
n’est pas une incompatibilité avec l’onction du Saint-Esprit.
Le Seigneur, en effet, ne veut rien réaliser sans nous, mais
veut que nous soyons des participants zélés et efficaces à Son
service. Puisse-t-il trouver en nous cette disponibilité afin
que Son Nom soit glorifié dans et au travers de notre vie.
Dorothée Hatzakortzian