Accueil > Séductions et hérésies de la fin des temps
SEDUCTIONS ET HERESIES DE LA FIN DES TEMPS

Introduction:
Régulierement, nous vous proposons un message d'édification et d'exhortation qui a pour but d’aider les chrétiens actuels à avoir plus de discernement spirituel face aux hérésies qui se multiplient si rapidement et subtilement dans les églises actuelles. Ce message répondra certainement à de nombreuses questions que vous vous posez sur tel ou tel sujet controversé d’aujourd’hui.

L’Eglise serait-elle devenu un lieu de divertissement ?

Selon les Ecritures, à la fin des temps, au fur et à mesure que nous approcherons du retour du Seigneur, une grande partie du christianisme s’orientera vers la formation d’une église apostate, satisfaite et imbue d’elle-même, consciente de sa grandeur, qui aura toutes les apparences de la réussite aux yeux des hommes, mais qui ressemblera étrangement à celle de « Laodicée ».
Voici pourtant ce que Jésus, le témoin fidèle et véritable, va déclarer à cette église de Laodicée : « Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, et je n’ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j’aime. Aie donc du zèle, et repens-toi » (Ap 3:14-19).
Jésus a également dit un jour à ses disciples : « Il est impossible qu’il n’arrive pas des scandales ; mais malheur à celui par qui ils arrivent » (Lu 17:1). Et plus tard, Il posa cette question : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Lu 18:8).

1. Une grande partie du christianisme s’oriente vers une église apostate
L’apôtre Paul, dans sa seconde épître à Timothée, parle prophétiquement lorsqu’il identifie quelques caractéristiques du comportement des hommes dans les derniers temps. Il adresse aux chrétiens la recommandation urgente d’y prendre garde afin de ne pas subir leurs influences funestes et d’être emportés par cette vague de mondanité, d’humanisme, d’iniquité, d’immoralité et de religiosité.
Il déclare : « Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes (amoureux et exclusivement préoccupés d’eux-mêmes), amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Eloigne-toi de ces hommes-là » (2 Ti 3:1-5).
Les Ecritures ne manquent jamais de nous exhorter à rester ferme dans notre foi afin d’éviter les dérapages qui nous guettent tous : « C’est pourquoi nous devons d’autant plus nous attacher aux choses que nous avons entendues, de peur que nous soyons emportés loin d’elles » (Hé 2:1).              
A travers les siècles, l’Eglise, coupable de négligence ou d’indifférence dans ce domaine, a bien souvent subi les influences néfastes de l’esprit du monde. Elle dévia par rapport à cet objectif ultime, et tout cela sous le prétexte parfois sincère d’apporter un message positif et d’attirer des âmes au Seigneur.

2. L’esprit de divertissement a envahi de nombreuses églises
Il semble de nos jours que le divertissement ou le spectacle soit devenu l’essence même de ce qu’une église devrait être. La vision du peuple de Dieu a subtilement changé. L’esprit du monde a envahi les cœurs de beaucoup de chrétiens qui ne viennent plus pour adorer le Seigneur, lui obéir et ainsi grandir dans la foi.
La motivation de leurs rencontres reflète avant tout un but égoïste. Ils se rassemblent pour passer « un bon moment » ensemble, et parce qu’on leur promet un spectacle, des perspectives de succès pour leur vie, des bénédictions personnelles et le bonheur. D’où la nécessité pour les pasteurs de leur trouver continuellement de nouveaux programmes de divertissement pour les attirer à l’église.
Depuis un certain temps déjà, ce « nouvel évangile » que nous avons examiné, est enseigné dans de nombreuses églises dont l’objectif prioritaire est désormais de satisfaire tous les désirs de leurs nouveaux auditeurs. On veut à tout prix un message « positif » même si ce message est un mensonge. La situation est extrêmement préoccupante.
C’est ainsi que des prédicateurs sont constamment à l’affût pour découvrir de nouvelles méthodes d’évangélisation. Des productions multimédias, artistiques, théâtrales, musicales et un environnement faisant appel à tous nos sens figurent parmi les nombreuses astuces utilisées pour attirer et garder les visiteurs. La méthode biblique, dit-on, est trop agressive, dépassée ou insuffisante.
Le « sermon », s’il y en a un, doit surtout être court, divertissant et positif. Et bien sûr, ça marche ! Très peu de personnes résistent à la proposition d’un bon repas, d’un excellent spectacle, dans un contexte où chacun est aimé et accepté.
Il est évident qu’il serait insensé de négliger de nos jours l’utilité de la technologie, à condition toutefois qu’elle ne devienne pas le point d’attraction principale, comme cela est souvent le cas.
Par contre, le besoin le plus pressant des églises, ce n’est pas tant de posséder des amplificateurs ou des projecteurs, mais c’est l’impérieuse nécessité de trouver des prédicateurs connaissant vraiment leur Sauveur et leur Dieu. Des hommes remplis du Saint-Esprit qui proclament courageusement et inlassablement l’Evangile dans sa simplicité et sa pureté. Des hommes ayant toujours à l’esprit, les paroles de leur Maître : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libre » (Jn 8:31,32).
Déjà du temps du prophète Jérémie, l’Eternel faisait ce constat déplorable concernant son peuple en déclarant : « Ils m’ont abandonné, moi qui suis une source d’eau vive, pour se creuser des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau » (Jé 2:11-13). Ceci explique la raison pour laquelle beaucoup de ces programmes n’apportent jamais de réelle et profonde satisfaction et n’engendrent que déception sur déception.
Ces églises désespérées voyant leurs citernes fissurées et ne retenant plus l’eau, cherchent toujours de nouveaux programmes pour étancher leur soif ; mais comme la nouvelle citerne est aussi crevassée que l’ancienne, elles continueront hélas de creuser en vain.

3. Qu’on appelle Samson, et qu’il nous divertisse !
« Dans la joie de leur cœur, ils (les Philistins) dirent : Qu’on appelle Samson, et qu’il nous divertisse ! Ils firent sortir Samson de la prison, et il joua devant eux. Ils le placèrent entre les colonnes » (Jg 16:25).
Depuis les temps les plus reculés, le monde a considéré les hommes de Dieu comme une source de divertissement. Les Philistins ont trouvé Samson, devenu aveugle, très divertissant alors qu’ils le conduisaient par la main dans l’arène, comme dans un cirque, pour qu’il accomplisse des actes amusants.
De même, Noé était devenu une curiosité locale lorsque la foule est venue voir cet homme très particulier construire un impressionnant bateau sur la terre ferme. Nul doute que sa prédication sur la justice divine a été pour eux une occasion supplémentaire de se distraire et de chahuter cet homme qui craignait Dieu.
Beaucoup cherchèrent aussi à voir Jean-Baptiste dans son habillement inhabituel et entendre son message bouleversant qui différait de tous les autres. Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean : « Qu’êtes-vous allés voir dans le désert ? Un roseau agité par le vent ? Mais, qu’êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d’habits précieux ? » (Lu 7:24-26). Des multitudes se déplacèrent pour voir ce personnage hors du commun, mais il n’était pas là pour leur divertissement ou pour leur présenter un nouveau spectacle ; il avait un message crucial pour eux de la part de Dieu.
Des défis furent de même lancés à Jésus pour qu’il accomplisse des miracles, notamment dans le but de les distraire. Déjà, lors de sa tentation par le diable, il refusa de se jeter du temple pour montrer que son œuvre n’était pas bâtie sur le spectaculaire.
Aux Pharisiens, il leur dit : « Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne leur sera donné d’autre miracle que celui de Jonas. Puis il les quitta, et s’en alla » (Mt 16:4). En revanche ses miracles, il les accomplissait parce qu’il avait compassion des malades et jamais pour satisfaire une curiosité malsaine (Mt 14:14 ; Lu 23:8).

4. Un « évangile » qui met tout le monde à l’aise
La soif incessante de succès et de nouveauté jointe à l’obsession d’accroître le nombre des nouvelles personnes à leurs réunions, incitent beaucoup de prédicateurs à s’adapter à l’esprit du monde. C’est ainsi qu’ils commencent à prêcher, sans s’en rendre compte, un autre Jésus qui aime tout le monde et où chacun doit se sentir à l’aise, la culpabilité et la condamnation n’existant plus.
Plus aucune mention du péché (trop agressif à leur goût), pour ne faire fuir personne, celui-ci étant remplacé par des mots à la mode tels que : « erreurs », « problèmes », « complexes »,  « maladies » ou encore des « décisions qui ne plaisent pas à Dieu ». Leur préoccupation principale est de ne déplaire à personne et d’éviter le scandale de la croix (1 Co 1:23-24). Mais Christ n’est pas mort sur la croix parce que nous avons fait des mauvais choix ou des erreurs. Il est mort pour des impies, des pécheurs qui sont en fait des ennemis de Dieu (Ro 5:6-10).
Et nous ne devenons pas chrétiens en demandant à Dieu de pardonner nos erreurs ; nous le devenons après avoir reconnu notre état de culpabilité et de perdition devant lui. Ensuite, par la foi, nous nous repentons sincèrement de nos péchés et de notre vie passée, vécue dans la rébellion contre Dieu, pour recevoir Jésus-Christ et la vie entièrement nouvelle et éternelle qu’il offre par grâce à cause de son sacrifice sanglant sur la croix (Jn 1:12 ; Ro 3:23,24 ; Ep 2:1-10).
La Bonne Nouvelle est, en effet, enracinée dans la croix. Eliminer ou chercher à minimiser le message de la croix, c’est dérober à l’Evangile la puissance unique qu’il possède pour sauver l’homme perdu et le réconcilier avec Dieu. Un évangile sans la croix est « un autre évangile ».

On ne peut marcher dignement avec le Seigneur pendant que l’on court avec le monde.

(Extrait du livre : « Défendre la foi » de Samuel et Dorothée Hatzakortzian)

 

     Imprimer cette page

Nous crire? Plan du site Ajouter notre site dans vos favoris Accueil voir mon panier de courses